Jacques Fleury Socialiste

janvier 25, 2010

« La bien pensance »

Classé dans : Uncategorized — jacquesfleurysocialiste @ 9:44

Billet n139 Nelle série                                                                                                                lundi 25 janvier 2010

Dans un papier consacré à la « bien pensance médiatique », je lis les lignes suivantes  illustrant la grille de lecture qu’elle nous impose:  pourquoi , alors qu’un Evo Morales est repassé dès le premier tout en Bolivie, la seule gauche qui a réussi à se faire battre en Amérique latine, la gauche sociale-démocrate chilienne, est-elle précisément celle que notre bien-pensance médiatico-progressiste hexagonale nous donne comme seul modèle exemplaire ?…Comme si s’était peu à peu imposée une vulgate éditoriale qui veut que la « bonne gauche » soit nécessairement celle qui ne fait rien… »

Le même rédacteur écrit plus loin : « La bien pensance est en pleine forme…Elle a trouvé son parti. Idéal : Europe Ecologie. Contre la récession, pour la décroissance. Pardi ! Et puis, depuis que Martine Aubry a placé au centre du débat public, non plus le chômage, le creusement des inégalités ou les déficits, mais le mariage gay et la régularisation générale des sans-papiers, elle – la bien pensance – a presque trouvé son héroïne »

On sera sans doute surpris d’apprendre que ces lignes parues dans Marianne, sont du « centriste » Jean François  Kahn. Elles n’en demeurent pas moins à mes yeux pertinentes.

C’est dans le même hebdo qu’on peut lire , sous la plume de Maurice Szafran, la condamnation suivante: « … disons le tout net, avec toute la considération que nous portons à  Denis Olivennes (NDLR directeur du Nouvel Observateur) nous sommes heureux de ne pas appartenir à la gauche qu’il incarne ; une gauche néolibérale qui a renié la plupart de ses idéaux ; une gauche de marché qui a renoncé à la quasi-totalité de ses engagements moraux, sociaux et éthiques ; une gauche qui fait génuflexion devant le capitalisme financier et qui continue à lui faire allégeance comme si la crise pouvait être réduite à un épiphénomène ; une gauche qui a largué l’électorat populaire, une gauche plus sensible aux états d’âme d’un trader qu’à celui d’un enseignant, une gauche qui, en réalité, a renié la France de 1789 »

Maurice Szafran est bien gentil de qualifier de « gauche » ceux qu’il vient ainsi de décrire ! Pour ma part, j’avais, dès  l’époque du débat sur le Traité Européen, cessé de considérer le Nouvel Obs comme un journal de gauche et cessé de lui verser mon obole !

C’est dans le même hebdo que sous la plume de Hervé Nathan, est dénoncée la pensée unique qui fait titrer au journal Le Monde : « le gouvernement tente de s’immiscer dans la stratégie de Renault ». Ce grand journal du soir, comme on dit,  dénonçait le fait  que le gouvernement  réclame le maintien de la production de la Clio en France.  «  Rendez vous compte, écrit Nathan : l’affreuse hydre étatique viendrait se mêler de ce qui ne la regarde pas. Peu importe que les fonds publics aient permis au groupe automobile de passer la crise, que le secteur soit sursubventionné à base de primes à la casse et de bonus écologiques, ou que l’Etat soit le deuxième actionnaire de l’entreprise. La puissance publique n’aurait le droit que de se taire ».

On ne sera pas dupe de l’action gouvernementale dans ce domaine, plus soutenue par des considérations d’opportunité électorale que par des convictions idéologiques, mais il est bien utile, une fois encore de dénoncer la pensée unique qui nous impose sa dictature.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            Jacques Fleury

60 ans !

Classé dans : Uncategorized — jacquesfleurysocialiste @ 9:42

Billet n°138 Nelle série                                                                                                       vendredi 22 janvier 2010

Martine Aubry vient de jeter un pavé dans la mare sur la question de l’âge de la retraite. Je ne suis pas un spécialiste de ce dossier et je suis prêt à entendre toute argumentation qui pourrait m’éclairer. Mais j’avoue avoir du mal à comprendre ce que la modification de l’âge légal de départ à la retraite peut apporter comme solution au financement des retraites. Je comprends en revanche quelle liberté elle ôte aux travailleurs. J’avoue ne pas comprendre la position prise par Martine Aubry.

Le problème des retraites, dans le régime de répartition auquel nous sommes rigoureusement attachés,  vient du déséquilibre croissant entre le nombre des cotisants et celui des « bénéficiaires » des pensions. D’un côté le chômage réduit le nombre des cotisants, de l’autre  l’allongement de l’espérance de vie accroît le nombre des retraités. Soit ! Mais bouger le curseur des 60 ans vers 61 ans ou  plus ne résout pas la question.

Si j’ai bien compris, repousser l’âge du départ à la retraite aurait pour but théorique soit d’accroître le nombre de cotisants, soit d’exiger d’eux un nombre accru de trimestres de cotisation.

Accroître le nombre des cotisants,  est-ce réaliste ? A quoi bon reporter l’âge de la retraite quand on  sait que nombre de « seniors » sont conduits vers la porte et vers le chômage avant les 60 ans fatidiques ? Quand on sait que la population active et les revenus de la population en âge de l’être – et donc les cotisations qui peuvent être prélevées -  sont  évidemment fortement amputés par le chômage total ou partiel. Il vaudrait sans doute mieux mettre au travail ceux qui n’en ont pas ! Maintenir les gens au travail plus longtemps c’est en maintenir d’autres au chômage. Où est le gain ?

Exiger un nombre accru de trimestres de cotisations ? On sait bien que  ce n’est pas l’âge légal du départ qui détermine le nombre de trimestres de cotisations exigé pour la retraite complète. On sait bien que le calcul des cotisations nécessaires à l’obtention d’une pension à taux plein a été modifié par M. Balladur sans toucher à l’âge légal de départ.

L’âge légal de la retraite à 60 ans, offre le choix d’arrêter le travail à ceux qui n’ont plus le désir de travailler, qui n’en ont plus la force, dont l’espérance de vie ne  laisse que peu d’espoir de jouir d’un repos mérité pendant de longues années. C’est une liberté. C’est cette liberté là que le report de l’âge de la retraite supprimerait, donnant à l’employeur le droit d’exiger que le salarié travaille plus longtemps même s’il a rempli sa part du contrat, c’est-à-dire le nombre de mensualités de cotisations  qui donne droit à une retraite complète.

Le déséquilibre entre population active et retraités peut évidemment  conduire un jour à ce qu’une partie de la population, celle que n’usent pas les travaux les plus pénibles,  travaille plus longtemps. Mais avant de remettre en cause l’âge légal du départ en retraite, il faut d’abord mettre tout le monde au travail. Il faut aussi mobiliser d’autres sources de recettes  pour les retraites que les cotisations de salariés puisque  le progrès technique et la compétition internationale provoquent la réduction constante du nombre des salariés. C’est ce que le gouvernement Jospin avait commencé à faire en créant un Fonds spécial pour les retraites.

Jacques Fleury

janvier 18, 2010

Haïti

Classé dans : Uncategorized — jacquesfleurysocialiste @ 8:04

Billet n137 Nelle série                                                                                                            lundi 18 janvier 2010

Ce matin sur Canal +, en direct de Haïti, le journaliste expliquait deux méthodes d’assistance : celle de l’ONU et celle de l’armée américaine, manifestant à l’évidence sa préférence pour la première.

S’agissant de l’ONU, il expliquait que la solution retenue, qu’il qualifiait d’humanitaire,  était sans doute plus lente parce que plus organisée : recenser les besoins, repérer les groupes à aider, apporter les quantités nécessaires, et répartir équitablement afin que chacun reçoive sa part. Cette méthode demande des délais mais aboutit à une aide efficace, équitable et relativement apaisée.

L’armée américaine – par peur nous-dit on des agressions contre ses propres membres – préfère  distribuer son aide en la jetant d’hélicoptère  ou des camions sans organisation préalable. C’est effectivement plus rapide mais plus aléatoire : le résultat est que ce sont les plus forts qui s’accaparent les produits distribués et que la distribution tourne à ces émeutes dont se protègent  les américains en pointant leurs armes sur la foule.

Ces deux méthodes  illustrent  cruellement  deux approches de la société.  Celle de l’ONU représente l’approche solidaire, j’allais dire la démarche socialiste, qui  tend à résoudre la question posée dans la justice et qui va au fond des choses. Celle des américains témoigne de cette philosophie de la loi de la jungle , ce qu’on appelle le libéralisme, qu’ils ne sauraient abandonner même dans les cas désespérés :  rapidité, efficacité de surface – elle ne concerne que la minorité des plus forts – et injustice finale.

décembre 25, 2009

L’illusion du libre-échange

Classé dans : Uncategorized — jacquesfleurysocialiste @ 5:02

Billet n134 Nelle série                                                                                                  vendredi 25 décembre 2009

Les libéraux nous vendent – et certains « socialistes » y adhèrent – l’idée que seul le libre échange généralisé peut apporter la richesse et le bien être dans le monde. Le « protectionnisme » est devenu un tabou et toute mesure supposée corriger un déséquilibre évident dans les échanges est banni car suspecte de « protectionnisme ».

La théorie de la « main invisible » chère à Adam Smith, appliquée sans réserve, devrait, nous explique-t-on,  se traduire par la production de biens au meilleur prix  dans la région du globe la mieux à même d’y parvenir. Pour caricaturer, le cacao et les cacahuètes en Afrique , les vaches en l’Argentine, le sucre  au  Brésil, la finance à Londres, le tourisme en Europe, les autos au Japon, et cetera,  et tout le reste en Chine !!!

La mondialisation n’est pas nouvelle. Les frontières commerciales ont, il est vrai, sans cesse été abaissées depuis la dernière guerre dans le cadre des négociations  dites du GATT puis de l’OMC.  Le faible coût des transports a favorisé – tant pis pour la planète- les échanges à longues distances. La « spécialisation » a eu tout le temps de se développer et l’on peut désormais juger des résultats. De nouvelles puissances émergent : les pays très étendus et à population importante, la Chine, l’Inde et le Brésil. Leur développement se fonde essentiellement sur l’abondance et le faible coût de la main d’œuvre qui leur donne une compétitivité fondée sur le déséquilibre des rémunérations. Les pays pétroliers accumulent les richesses, mais les auraient accumulées même sans  le libre échange généralisé. Quant aux autres pays, quels sont ceux qui ont réellement bénéficié de la mondialisation ?  Et surtout quels sont les peuples qui en ont été franchement bénéficiaires ?

Pour être bénéfique, le libre échange supposerait, pour le moins, qu’il s’établisse entre pays et populations disposant de mêmes règles sociales, de même règles de production. C’est aujourd’hui loin d’être le cas. Cette harmonisation serait-elle mise en place, qu’elle ne résoudrait pas spontanément le cas de pays plus dépourvus d’atouts que d’autres ou que l’histoire a tellement sacrifiés qu’ils auraient du mal à rattraper leur retard.

Aujourd’hui le résultat le plus évident  de la mondialisation c’est la richesse de la Chine, une richesse qui profite à une infime minorité de Chinois et qui permet à cette puissance d’être la créancière du reste du monde, en capacité même  d’imposer son autorité à des débiteurs aussi puissants que les Etats Unis, devenus de ce fait vulnérables. Pendant ce temps, les grands pays développés sont en train d’abandonner ce qui a fait leur puissance et leur indépendance, l’industrie, jetant dans la misère tous ceux qui sont victimes de la baisse de l’emploi. Quel type de supposée richesse génère le libre échange et à  qui sert elle ?

Que faire ? La mondialisation existe, c’est un fait, nous-dit-on. Certes. Mais sommes-nous obligés d’accepter un libre échange sans réserve et sans règles ?  L’emploi chez nous, l’indépendance économique de nos populations, et le refus de gaspiller les énergies fossiles, devraient nous encourager à « produire au pays », à produire au plus près de chez soi.  On nous objecte que si nous élevons des barrières contre les importations, la réciproque nous pénalisera ! Nous vendrons moins d’avions, moins de centrales nucléaires, moins de TGV, etc… A y regarder de plus près ne serait-ce pas préférable ?

Nous, les européens, nous sommes en train de nous affaiblir, sans opposer de résistance, dans un alignement aveugle sur l’idéologie libérale et sans que notre affaiblissement profite aux peuples envers lesquels nous aurions le plus de dettes. Sauf à renoncer à être maîtres de notre destin, il nous faut une autre politique évidemment incompatible avec la défense du libre échange mondial. Face aux superpuissances de demain, il nous faut l’alliance entre l’Europe reconquérant son indépendance industrielle sur la base d’un développement durable et d’une production relocalisée, une Europe alliée à la Russie et aux peuples de l’ancienne URSS dont les vastes territoires  et les richesses naturelles viendraient compléter nos atouts. Elle doit aussi être le partenaire privilégié de l’Afrique et de l’Amérique Latine, qui ont besoin de notre appui pour assurer un développement écolo-compatible. L’Europe ne peut pas plus longtemps accepter d’être aujourd’hui la vassale des Etats Unis et demain de la Chine ou de l’Inde.

Jacques Fleury

décembre 12, 2009

Terrible dilemne

Classé dans : Uncategorized — jacquesfleurysocialiste @ 4:02

Billet 132 Nelle série                                                                                                    samedi 12 décembre 2009

Besancenot est à la peine. Un sixième seulement de ses camarades du NPA soutiennent son refus d’entrer dans une alliance suspectée de travailler un jour avec le PS. Une telle situation montre le désarroi de militants qui se trouvent placés devant un terrible dilemme :

D’un côté ils refusent de renoncer à leur idéal révolutionnaire de mise à bas du système capitaliste. Ils ne veulent pas  brouiller l’image de leur combat en nouant des alliances avec des partis qui auraient renoncé à cet idéal socialiste comme semble l’avoir accepté le PS .

De l’autre, ils ne voudraient pas, dans l’attente de l’établissement d’un rapport de forces favorable ou d’un mythique Grand Soir, que leur combat soit stérile et laisser, par une politique du pire, la droite poursuivre le travail de démolition  systématiquement entrepris.

Ce dilemme, tout socialiste conséquent, qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur du PS, le partage évidemment. Etre réellement socialiste, sans tomber dans l’extrémisme stérile ni dans l’abandon social-démocrate, c’est justement tenter de résoudre la difficulté.

Etre socialiste, c’est être démocrate. C’est donc reconnaître l’existence d’un rapport de forces. Jusqu’alors ce rapport de forces n’a pas autorisé les transformations « révolutionnaires » souhaitables. Mais il est arrivé et il peut arriver à court terme que l’état des forces permette des mesures qui « soignent » les maux engendrés par le capitalisme. Dans pareil cas, il ne serait pas raisonnable de refuser de gouverner pour limiter les dégâts et ne pas laisser la droite écraser le monde du travail dans l’attente du Grand Soir. Mais cette position de compromis n’est acceptable que si, en même temps, on travaille à modifier ce rapport de force, à former, à éclairer l’opinion, à ne jamais renoncer à lui expliquer que les « petites réformes » ne transformeront jamais l’essence du capitalisme et que la seule réponse  à long terme réside dans la suppression du régime de la propriété capitaliste. Tenir compte du réel, certes, mais ne jamais oublier l’idéal. Et surtout bien indiquer à l’opinion que la seule voie raisonnable, utile et efficace, à terme, est celle du socialisme.

Pourquoi la question de l’alliance du PS avec d’autres démocrates d’opposition est –elle un sujet particulièrement sensible ? Parce que, depuis trois décennies,  le PS a cessé de mener le combat idéologique et a laissé prospérer l’idée qu’il renonçait au socialisme au profit d’un timide réformisme. Dès lors, l’alliance du PS avec les démocrates apparaîtrait  non pas comme une tactique défensive contre l’agression réactionnaire, mais comme la conclusion logique et comme la confirmation définitive de l’abandon du socialisme.

Dans les circonstances présentes, face à un pouvoir décidé à détruire tous les acquis des luttes ouvrières du XXème siècle, animé de relents pétainistes, l’alliance tactique d’un ensemble de forces affirmant haut et fort leur refus du capitalisme avec d’autres démocrates d’opposition non socialistes soulèverait infiniment moins de difficultés si le parti socialiste avait poursuivi le combat idéologique qui justifiait sa création, ou du moins s’il y revenait. Ce n’est évidemment pas le signal que la PS a donné lorsqu’il a modifié sa déclaration de principes en abandonnant les fondamentaux du socialisme. Il a alors ouvert un boulevard à ceux qui sous les couleurs rouge ou verte, ont repris le flambeau de la lutte anticapitaliste.

Deux conceptions de la société s’opposent à l’évidence. L’une symbolisée au mieux par le triptyque «  Liberté, compétitivité, charité » est parfaitement défendue par la droite. On peut aimer !  Mais il faut s’y faire et ne pas s’en plaindre. Ce n’est pas mon choix !  L’autre, symbolisée par le triptyque « Liberté Egalité Fraternité » auquel il faut ajouter « Laïcité », ne peut être mise en œuvre que si on jette à bas ce pilier de la société capitaliste, cette propriété capitaliste qui confère l’essentiel du pouvoir aux détenteurs du capital et donc à ceux qui défendent l’autre modèle. Un socialiste ne saurait y renoncer.

Jacques FLEURY

décembre 8, 2009

L’animal gaspilleur

Classé dans : Uncategorized — jacquesfleurysocialiste @ 5:13

mardi 8 décembre 2009

Changement de ton dans les medias. Sans doute ont-ils pensé, au moment du sommet de Copenhague, que l’opinion était suffisamment sensibilisée à l’idée que la terre est en danger du fait des émissions de gaz à effet de serre. Sans doute ont-ils pensé que ce message était devenu trop banal et ne pouvait plus intéresser l’auditeur. Du coup les médias mobilisent maintenant les experts qui vont à contre-courant, sur le thème : on vous fait peur pour rien, on ne sait rien, pourquoi donc affoler les populations ?

Y a-t-il réchauffement de la planète ? La question ne semble pas discutée. L’homme en est-il responsable ? C’est l’objet du débat ! Il n’est pas neutre parce que si l’homme n’y est pour rien ou pour pas grand-chose, comme tente de le démontrer cette nouvelle vague d’experts, pourquoi  faudrait-il modifier profondément notre mode de vie et notre mode de production ?

Pourquoi faudrait –il arrêter d’émettre en quantité dangereuse des gaz polluants, pourquoi faudrait-il cesser de gaspiller l’énergie et les ressources naturelles non renouvelables ? Pourquoi faudrait-il cesser de consommer des produits transformés à l’autre bout du monde à des salaires de misère ? Pourquoi faudrait-il renoncer à un  système de production insensé qui n’a d’autre but que de pousser à la consommation, quelle qu’elle soit, à la recherche du profit à n’importe quel prix, plutôt qu’à proposer aux populations mondiales, dans les pays pauvres comme dans les pays riches, la réponse à leurs besoins prioritaires ?

Donc nos experts, minoritaires, pensent qu’il n’est pas démontré que l’homme soit responsable du réchauffement de la planète. Ils ont peut-être raison. Mais faut-il attendre et vérifier qu’ils ont tort ? Dans ce domaine le principe de précaution devrait pourtant s’imposer car l’humanité  pourrait se trouver en péril ou en tous cas rencontrer des difficultés terribles que nous avons peine à imaginer. L’homme est bien responsable, ce n’est pas discutable,  des soucis que provoquent déjà la pénurie d’eau, la disparition à terme du pétrole bon marché, les problèmes de nutrition que provoquera la pollution des mers, et plein d’autres gracieusetés du même genre.

Poursuivre le mode de production capitaliste, au prétexte fallacieux de lutter contre la misère du monde et en faveur de l’emploi – on sait ce qu’il en est des résultats – c’est  affirmer haut et fort : « après nous le Déluge ! ». Nos enfants trouveront la solution pour nager !

La peur des conséquences gravissimes du réchauffement de la planète et, ce dont on fait moins cas, de la disparition progressive des ressources naturelles, devrait être le commencement de la sagesse.  Arrêter le gaspillage général, orienter la production vers la satisfaction des besoins prioritaires dans les pays riches comme dans les pays pauvres, aider ces derniers à mettre en place une économie fondée sur les énergies renouvelables dont certains disposent largement, voilà une autre forme d’ambition, capable de mobiliser les énergies humaines.

Dans le règne animal, l’homme est la seule espèce qui prélève sur la nature plus que ce dont il a besoin pour vivre. C’est sans doute un des traits de son originalité. Je ne suis pas convaincu que ce soit le meilleur.

Jacques Fleury

On achève bien le PS….

Classé dans : Uncategorized — jacquesfleurysocialiste @ 5:11

lundi 7 décembre 2009

Or donc, Mme Royal a décidé de faire une nouvelle fois parler d’elle.  Adepte du « toujours plus », quand certains, au PS, osent à peine soutenir à haute voix une alliance de second tour avec le MODEM, Ségolène décide, de son propre mouvement et dans un superbe bras d’honneur à un parti dont on se demande si elle est encore membre, d’offrir dans sa région cinq sièges au Modem dès le premier tour !

Il y a évidemment une raison à cette démarche « pionnière » comme elle dit !

Je ne veux pas croire qu’elle aurait besoin de cette alliance pour gagner l’élection régionale en Poitou Charentes : ce serait alors avouer – une fois les socialistes isolés à gauche – une bien grande faiblesse dans une région dont Ségolène a voulu faire le laboratoire de son aventure personnelle.

Veut-elle  tester localement la seule alliance tactique qui, selon elle, permettrait au niveau national de battre Nicolas Sarkozy ? Certes l’actuel Chef de l’Etat est si dangereux pour la démocratie et pour la justice sociale, qu’il faut absolument gagner l’élection présidentielle. Pour autant ce danger justifierait-il à lui seul que l’on renonce à défendre l’identité socialiste et qu’on choisisse, faute pour le PS d’affirmer une alternative crédible, de joindre sa faiblesse à celle du MODEM, dans l’espoir de « ratisser large ». Outre que les voix gagnées au centre ne seraient sans doute pas compensées par les pertes à gauche, pousser cette logique conduirait naturellement, en 2012,  à voter Bayrou dès le premier tour ! Je n’imagine pas que ce soit le choix de Ségolène Royal !

S’agissait-il de « piéger » Bayrou, de faire la démonstration que les centristes du MODEM n’ont rien à faire avec les socialistes, ce que la fin de non recevoir de Bayrou pourrait confirmer. Alors bravo Ségolène ! La démonstration est claire : Bayrou n’acceptera l’alliance que si le PS accepte de manger son chapeau socialiste ou du moins ce qui en reste ! Rien de surprenant : on sait fort bien que dans de telles alliances c’est l’allié le plus timide, le plus modéré, qui impose sa loi, tout du moins quand il pense qu’ on a suffisamment besoin de lui pour qu’il puisse exercer son chantage.

Dès lors, compte tenu de la réponse de Bayrou, Ségolène Royal devrait nous annoncer que décidément il n’y a rien à attendre du MODEM et qu’il faut renoncer à une stratégie fondée sur une alliance au centre. Pourquoi, en effet, poursuivre les discussions au risque de se couper définitivement de nos alliés naturels à gauche ?  Si elle ne le fait pas, ce ne pourra être que par choix idéologique ! C’est qu’elle sera de ceux qui, au PS, à force d’abandons, ne jugent plus infranchissable la différence entre leurs idées et celles du MODEM.

Notre parti est engagé depuis 2002 dans une tourmente à laquelle il s’efforce de résister. Il est l’objet d’une volonté quasi générale de destruction : la droite bien entendu, mais c’est son rôle ; les Verts et Cohn-Bendit qui jettent des ponts en direction du MODEM avec pour seule motivation « idéologique » de contourner le PS et de le détruire ; la gauche de Buffet et de Mélenchon, qui par leur volonté d’occuper l’espace laissé libre par un PS déboussolé, le repoussent involontairement plus encore vers le Centre. Mais les plus dangereux sont les membres du PS eux-mêmes qui faute de vouloir opposer l’idéologie socialiste à l’idéologie libérale dominante à gauche comme à droite,  se perdent en querelles de personnes, en compétitions de présidentiables voués dès à présent à l’échec, en recherche d’alliances contre nature. Et chaque fois que la direction du PS semble atteindre un équilibre certes fragile, il y a bien quelqu’un, au PS, pour détruire ce qui vient d’être difficilement obtenu. La provocation  de Ségolène est la plus récente manifestation de cette volonté de destruction.

L’objectif n’est pas nouveau. C’était dans les années soixante ce que recherchaient les Gaston Defferre et les Servan-Schreiber. Cette tentative se termina dans un désastre : Defferre 5% ! Et pourtant l’objectif reste pour certains de construire sur les restes d’un parti socialiste volontairement affaibli, un rassemblement démocrate à l’américaine, machine électorale autour d’un présidentiable, un « Obama » local, moins « réac « que Sarkozy, plus respectueux des règles de la République et des Droits de l’Homme. Quel sera ce ou cette candidat(e) ? Nul ne peut le prédire. Mais ce que l’on peut prévoir, c’est qu’au train où vont les choses, un parti fondé sur le seul objectif présidentiel commencerait son autodestruction avant même sa naissance !

Et le socialisme dans tout ça ?                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          Jacques Fleury

novembre 14, 2009

Assez !

Classé dans : Uncategorized — jacquesfleurysocialiste @ 11:15

 

A la veille du sommet de Copenhague, ceux qui nient que le réchauffement de la planète soit la conséquence de l’activité humaine se font de plus en plus souvent entendre. Les enjeux sont tels, dans le monde capitaliste, qu’il ne saurait être question de changer le système de production, de renoncer à ce qui fait la richesse d’une infime minorité. Sans doute faut-il préparer l’échec de la conférence et surtout justifier le refus de prendre des dispositions sérieuses pour lutter contre les dangers climatiques. C’est pourquoi on assiste à la mobilisation des « sceptiques » !

Chez nous Claude Allègre est chargé de cette mission. « Arrêtez de faire peur » nous dit-il ! A-t-il raison ? A-t-il tort ? Il a déjà montré une grande autorité pour « dégraisser  le mammouth » ou pour considérer que l’apprentissage des langues mortes est inutile. Scientifique réputé, il peut bien se moquer de ses nombreux collègues qui crient au danger du dérèglement climatique. Mais qu’il ait tort ou raison je ne le suivrai pas parce que je crois son message particulièrement dangereux.

A vrai dire, il m’importe  peu que le changement climatique soit le résultat de la seule activité solaire, qu’il soit le résultat de la seule activité humaine ou qu’il soit le résultat de la combinaison des deux. Il y a réchauffement, indéniable. Le simple principe de précaution suffirait à justifier  que l’on prenne des mesures qui visent à éviter que l’activité humaine puisse aggraver les phénomènes constatés.

J’ajoute que les propositions qui sont avancées seraient amplement justifiées même si le réchauffement climatique n’était pas le fait de notre mode de vie et de production. Economiser les énergies d’origine fossile, économiser l’eau, protéger les espaces naturels, refuser de façon générale le gaspillage dans un monde qui est limité, dont les ressources naturelles ne sont pas infinies, me semblerait être un retour nécessaire à une conduite sage que le capitalisme productiviste nous a fait oublier depuis plus de cent ans. Refuser qu’un produit fasse le tour de la terre, une voire plusieurs fois, avant que d’être finalement consommé  pour finalement  laisser un volume de déchets sans cesse croissant qui finira par être ingérable, serait non seulement un témoignage de sagesse économique, mais contribuerait aussi à préserver  l’indépendance économique des territoires et la bonne répartition de l’emploi.

Mettre fin à une supposée « société de consommation » dans laquelle tous les individus sont invités, par des capitalistes avides de profits,  à exiger toujours plus, à courir  pour consommer toujours plus, où pourtant l’immense majorité de la population est condamnée à manquer de l’essentiel et où, même dans les pays développés, la pauvreté et la frustration  s’accroissent chaque jour, doit devenir un impératif majeur de toute force progressiste. Cela ne veut pas dire que l’on renonce au progrès, que l’on renonce à produire pour éradiquer la misère, que l’on renonce même à produire le superflu quand l’essentiel est assuré. Cela veut dire que ce ne sont pas les intérêts privés qui doivent choisir les priorités en fonction du profit qu’ils peuvent en escompter. Cela veut dire que l’économie doit être au service de l’homme et pas au service d’une minorité.

Au cours de leur histoire les socialistes ont eu raison de dire qu’il fallait produire plus pour faire reculer la misère. Mais il ne faut pas produire pour produire, il ne faut pas produire n’importe quoi ! Assez de gaspillages ! Assez d’incohérences! Assez d’exploitation des « consommateurs » et des travailleurs par une société capitaliste qui bâtit sa richesse au mépris de l’humanité!

Jacques Fleury

novembre 8, 2009

Martine et la chute du libéralisme

Classé dans : Uncategorized — jacquesfleurysocialiste @ 3:46

Billet N127 Nelle série                                                                                                dimanche 8 novembre 2009

Martine et la chute du libéralisme !

Intéressantes déclarations de Martine Aubry dans le Journal du Dimanche de ce jour ! Interrogée à l’occasion de l’anniversaire de la chute du mur, elle dit son regret que l’Europe n’ait pas été au rendez-vous pour « accompagner les ex-pays de l’Est dans un régime de transition conservant un Etat protecteur et faisant naître un marché efficace ».  Elle en tire le malheureux constat : « le triomphe de l’ultralibéralisme a été une illusion… » les libéraux américains ont « débarqué dans les pays de l’Est avec la volonté de détruire tout ce qui représentait  le régime antérieur, en particulier l’Etat et les services publics, laissant la place à l’enrichissement de quelques-uns et au règne des mafias ». Et d’en tirer la leçon : « la crise économique a montré combien ce système marchait sur la tête. C’est bien d’un nouveau modèle que la gauche doit construire »

Quand le journaliste lui demande si la gauche n’est plus social-libérale, Martine Aubry répond: « Certains ont considéré que la financiarisation de l’économie était le comble de la modernité. Mais la gauche en France a mieux résisté à cette idée fausse. Et aujourd’hui, le Parti Socialiste est uni autour d’une idée simple et forte : le dérèglement est tel qu’il ne s’agit plus d’amender le libéralisme ou de corriger ce capitalisme à la marge. Il s’agit de changer le système, de changer de système. C’est à cela que nous travaillons. »

Dieu soit loué, m’écrierais-je, si je n’étais pas athée !  Certes Martine ne va pas jusqu’à dénoncer, unité oblige !, les petits camarades qui  considéraient naguère que la doctrine socialiste était à ranger au rang des vieilles lunes. Sans doute est-elle encore très optimiste en affirmant que le Parti est uni sur l’idée qu’elle avance : il faudrait  prévenir quelques uns de nos camarades !  Mais tout de même, le ton change.

On ne parle pas comme on le proclamait naguère, de supprimer la propriété capitaliste mais quand Martine, prenant l’exemple de Molex rachetée par des actionnaires américains qui l’ont vidée puis exécutée,  défend l’idée que lorsqu’une entreprise est mise en danger pas ses actionnaires, il faut la mettre sous tutelle judiciaire, elle semble bien décidée à remettre en cause le droit de propriété qui comprend comme les juristes le savent l’usus, l’abusus et le fructus, le droit d’utiliser le bien dont on est propriétaire comme on le veut, le droit d’en tirer les bénéfices et le droit de s’en séparer comme on l’entend !

« L’ultralibéralisme nous a envoyé dans le mur » affirme Martine Aubry. Pourquoi « l’ultra » ?  Le libéralisme n’a guère besoin de qualificatif pour nous envoyer dans le mur ! « Le marché doit être régulé, sinon il peut être destructeur de l’économie »  ajoute notre première secrétaire. Elle a raison d’affirmer que «  les principes qui le déterminent, la concurrence, l’individualisme, le court terme, ne peuvent s’appliquer aux biens collectifs, à l’éducation, à la santé et encore moins à la société » – c’est à dire à ce qui fait l’essentiel de notre vie en commun ! – mais il faut aller plus loin et constater, et expliquer, expliquer toujours, – ce doit être le rôle historique des socialistes -que dans ces secteurs essentiels, la propriété capitaliste – le secteur privé – répond à une logique contraire à l’intérêt général. La lutte contre la privatisation de la Poste dans laquelle le PS s’est heureusement engagé, n’est qu’une traduction parmi d’autres  de la nécessité de s’opposer à la catastrophique logique libérale. Le secteur hospitalier conduit à marches forcées vers la logique de la gestion privée avant d’être définitivement dépecé, l’Education Nationale menacée de toutes parts, nous offrent un formidable terrain de lutte qui justifie l’identité socialiste de notre combat.

Ce sont ces combats que la PS doit mettre en perspectives pour affirmer la différence entre la gauche socialiste et les autres.

 

Jacques Fleury



octobre 28, 2009

L’identité républicaine

Classé dans : Uncategorized — jacquesfleurysocialiste @ 9:44

Billet N126 Nelle Série                                                                                                 mercredi 28 octobre 2009


Identité nationale ?  Essayons d’oublier les arrière- pensées du Grand Conducteur ! Et posons nous la question puisqu’elle nous est posée : être  français c’est quoi ? En quoi serions nous différents, en quoi serions nous originaux, au point d’être identifiables ?

Serions nous français parce que nous serions nés sur le territoire français ? Notre identité serait-elle liée à l’hexagone ?  Mais alors l’Alsacien aurait-il perdu son identité entre 1870 et 1918 quand il était de nationalité allemande, le Savoyard aurait-il gagné une identité nouvelle le jour ou la Savoie a été rattachée à la France ? Et le Belge, l’Allemand, le Hollandais, l’Italien, auraient ils eu la malchance de perdre notre identité au lendemain de Waterloo ?

Etre français voudrait-il dire que nous sommes les héritiers de toux ceux qui furent les vassaux des rois absolus, à une époque où, avant d’être sujet du Roi de France, on était breton, languedocien, provençal, picard, etc, attaché à la langue et à la culture de sa province plutôt qu’à une unité nationale que seul incarnait le Roi ?  Serions nous les héritiers de cet empire napoléonien qui aurait multiplié le nombre des français à la pointe des baïonnettes laissant derrière ses armées une image désastreuse de la France dans l’ensemble de l’Europe ?

S’il existe une identité nationale, c’est celle que les révolutionnaires ont créée aux cris de « Vive la Nation » ! Elle excluait ceux qui, nés sur le territoire de la monarchie française, combattaient pourtant aux côtés des monarchies étrangères contre ceux qui chantaient la « Marseillaise ». Mais elle ne réunissait  pas que des français de souche car nombre d’étrangers à notre sol ont rejoint alors et rejoindront tout au long du processus républicain –  à l’époque des gens comme Buonarrotti ou, plus tard, Garibaldi, –  la République Française.

Notre identité nationale – en tout cas c’est ainsi que je la vis – est faite de l’originalité du message républicain que notre pays incarne dans le monde. Avec plus ou moins de fidélité selon les époques, celle que nous vivons étant de ce point de vue particulièrement désastreuse ! Notre identité, c’est la défense de cette trilogie républicaine – Liberté, Egalité , Fraternité – à laquelle la partie la plus réactionnaire de notre pays, sombrant dans le déshonneur, a opposé sous Pétain  « Travail, Famille, Patrie » .

L’identité nationale, c’est ce que détruit chaque jour notre Grand Loucheur, un œil rivé sur l’exemple américain quand il prône non pas le mérite républicain, mais la loi de la jungle libérale et capitaliste, l’autre vers le passé le plus réactionnaire  quand il nie les fondamentaux de la République laïque – le curé plus utile que l’instituteur — quand il détruit les bases de l’Education nationale ( voyez comment il a attaqué les maternelles, réduit les moyens de l’école publique au profit des écoles privées), quand il casse tous les contre pouvoirs à son désir de monarque, quand il tente de remettre à l’honneur Travail  – « travaillez plus pour gagner plus ! »,  Patrie – le ministère de l’Identité Nationale et de l’Immigration –  n’étant sans doute pas le mieux placé pour vanter de surcroît la Famille !

Notre identité, c’est la défense d’un mode de vie, d’une ambition nationale, très différente de celle qu’incarnent les anglo-saxons du « make money ». C’est la recherche d’une véritable liberté, la défense des droits de l’homme mais aussi de la laïcité – sans adjectif réducteur – qui seule permet à chacun de vivre ses opinions sans les imposer aux autres ni  subir celles des autres. C’est le refus du communautarisme qui divise au lieu de rassembler, c’est donc la République « une et indivisible ».

Notre identité, c’est le pacte républicain, et social. C’est le souci de l’égalité aujourd’hui  tellement bafoué dans la vie quotidienne mais qui demeure un souci majoritaire chez nos compatriotes comme chez ceux qui  aiment la France parce que son message est celui de cette idée généreuse. C’est la volonté de fraternité ou de solidarité qui fait que dans notre pays, au lendemain de la guerre, le Conseil National de la Résistance a remis en place un pacte social, unissant le pays autour de la Sécurité Sociale, l’Ecole Républicaine pour tous, la laïcité, etc…

Manifestement, Nicolas Sarkozy parle de ce qu’il n’a jamais connu et ne connait toujours pas. Non l’identité nationale ne se résume pas à l’amour de la terre française : il faudrait alors craindre la montée des eaux !!! L’identité nationale, c’est un message universel de générosité, un message d’espoir, une lumière qui brille et qui fait que, malgré tout, dans le monde, on aime encore la France

Jacques Fleury

Page suivante »

Publié sur WordPress.